Sommaire

    Evènements

    • 19 juin 2018 09:00Messe Montbert
    • 19 juin 2018 18:00Adoration & Vêpres
    • 22 juin 2018 09:00Chapelle St Sauveur Aigrefeuille messe et adoration
    • 26 juin 2018 09:00Messe Montbert
    AEC v1.0.4

    Articles du mois

    juin 2018
    L M M J V S D
    « Avr    
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    252627282930  

    Audrey au Paraguay

    Bonjour, Je suis Audrey, originaire d’Aigrefeuille.
    Il se trouve que je vais partir en coopération avec la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération).
    Je pars un an au Paraguay pour travailler en tant qu’ingénieur agronome avec une ONG jésuite sur place, Inigo.
    J’ai fait une annonce à la paroisse à la messe de l’assomption…

    Je Pars

     

    Arrivée et premières aventures au Paraguay

    (septembre 2015)

    Les premiers jours à Asuncion

    Me voici donc au Paraguay ! Accueillie à l’aéroport par le directeur du CEPAG, Galo, je me sens très vite rassurée : je serai bien entourée au cours de cette année. Un abrazo (accolade amicale) et c’est parti pour une première visite de la ville. Asuncion est la capitale du Paraguay. Malgré quelques embouteillages, je ne me sens pas dans une capitale. Les arbres sont omniprésents, parfois, vu d’en haut, on aperçoit plus de vert que de toitures. Les rues sont plutôt calmes. Le centre ville n’est pas très grand et j’ai déjà pu voir les principaux monuments : palais du gouvernement, quartier coloré de San Jeronimo, cathédrale… Mais je suis sûre que cette ville me réserve en-core bien des surprises. C’est aussi une ville entourée d’eau avec les deux grands fleuves Paraguay et Parana qui l’entourent.

    La ville est très quadrillée alors pour demander son chemin, nous parlons en termes de blocs : « Au troisième bloc à droite puis c’est à un bloc et demi »
    Asuncion, c’est aussi la ville des inégalités. Comme vous pouvez le voir sur la photo, au premier plan , le banado (quartiers pauvres) côtoyant les grands immeubles de la ville. Ceci est dû principalement au fort exode rural qui a lieu au Paraguay. Chassés de leur terres, les paysans viennent à la ville chercher un boulot.

    image002image010

    Départ pour San Ignacio

    Après ces trois premiers jours de citadines, je pars direction San Ignacio, petite ville au sud du pays. J’accompagne les 2 autres volontaires qui arrivent en mission là-bas et je vais pouvoir profiter de l’expérience de la volontaire en poste là-bas depuis deux ans. La découverte de mon lieu de mission à l’est du pays, ce sera pour plus tard.
    San Ignacio est une ville marquée par la présence des jésuites. Toujours aussi quadrillée, il est facile de s’y retrouver surtout avec pour point de repère l’Eglise de Saint Ignace.

    image004

    Découverte culinaire : La Sopa Paraguaya

    Les découvertes culinaires sont nombreuses au Paraguay ! Mais pour faire durer le plaisir, et vous faire saliver un peu j’ai décidé de vous en présenter une par mois.

    image006

    Alors pour commencer, j’ai choisi la sopa paraguaya ! Et ne vous y tromper pas, ce n’est pas du tout une soupe ! Il s’agit en quelque sorte d’un cake. Mais en plus beaucoup plus riche. Oui, l’alimentation paraguayenne ne se caractérise pas par sa légère-té. La farine de blé est remplacée
    par de la farine de maïs. On y ajoute des œufs, du lait, du fromage… Muy rico !
    Nous pouvons en manger un peu à n’importe quelle heure. Au goûter du matin, au goûter de l’après midi, au dîner… Vous noterez que ici le principe des trois repas par jour n’est pas tout à fait la règle.
    Très peu de dessert ici, le repas consiste en un unique plat salé… Je me rattraperai sur les fruits…

    Rencontre, discussion et activités

    Les premiers jours à la capitale m’ont plutôt permis de m’acclimater et de visiter la ville.

     

    Une fois à San Ignacio, j’ai pu commencer à vraiment côtoyer les paraguayens. D’abord, je ren-contre l’équipe du CEPAG en place à San Ignacio. Tous jeunes et dynamiques, ils nous présentent leur boulot. Nous participons aux activités qu’ils organisent avec les jeunes : ciné-débat sur l’écologie, débat sur les politiques publiques de la ville… Les jeunes étaient nombreux. Avec 50% de moins de 30 ans, le Paraguay a intérêt à s’appuyer sur eux son développement. Le CEPAG les sensibilise à la citoyenneté et leur donne confiance en leur pouvoir pour faire changer les choses.
    Ca, c’est ce qui se passe en ville. J’ai aussi pu aller assister à des réunions de comités agricole dans le campo (à la campagne). Changement d’atmosphère, entourée de femmes, à l’ombre des manguiers, nous parlons des problèmes et des solutions agricole apportées par le CEPAG. La réu-nion se déroule principalement en guarani ! Bon… même sans avoir compris grand-chose, j’aime cette langue et je commence déjà à prononcer mes premiers mots.

    Quelques souvenirs sur ma route :

     

    A bientôt.

    Déjà un mois !

    3 jours par semaine… dans le campo

    « De beaux moments de partage, de travail et de rire »

    Dans mon travail, je suis amené à intervenir chez les producteurs comme technicienne. Mais avant de pouvoir faire cela, il faut bien que je me rende compte de ce qu’est le travail dans une ferme paraguayenne. Alors 3 jours par semaines, je pars vivre dans le campo. Ac-cueillie par des familles toutes plus sympathiques que les autres, je découvre leur rythme de vie, je travaille , je cuisine, je mange, j’apprend le guarani avec eux… Bref, de très beaux moments de partage, de découvertes et de rire.

    J’ai pu participer à la traite, à l’alimentation des poules, cochons et vaches, préparation de fromage (et oui, il y en a ici ! Mais il est bien différent de nos fameux fromages français), préparation du sol, semis de tomates, mise en place de couverture végétale, préparation d’insecticides écologiques, …

    Et une fois le boulot terminé, il est temps de jouer un peu avec les enfants. C’est dans ces mo-ments là que j’apprend le plus de guarani ! Entre 4 et 14 ans, j’au pu rigoler avec chacun d’eux. Au programme : foot, volley, jonglage, billes, p’tit bac…

    Au rythme d’une journée :

    6:30 Réveil
    6:45 Alimentation des animaux puis traite des vaches en buvant le maté (voir encadré « Et qu’est ce qu’on boit ? »
    8:00 Petit déjeuner (lait chaud sucré accompagné d’oeuf frits ou de frites de patates douces ou de pain + fromage…
    9:00 Ménage, lessive, cuisine
    10:30 Téréré (voir encadré), visite des voisins
    12: 00 Repas
    13:00 Sieste
    14:00 Téréré puis travail dans la huerta
    16:30 Préparation du fourrage et traite des vaches
    18:00 Jeu avec les enfants et repas
    20:00 Télé, discussion…

    Mariage, anniversaire… toujours une occasion de faire la fête

    En vivant pleinement avec les gens, je participe aussi à ces événements un peu exceptionnels. J’ai pu participer à un mariage et aux 89 ans de la grand-mère d’une de mes familles d’accueil. C’est alors le moment de préparer les meilleurs plats traditionnels (sopa, empanada…) et surtout de ce faire un bon asado ! C’est un énoorme barbe-cue.

     

     

    Les mariés entourés des collègues du CE-PAG

     

    Le paraguayen est un carnivore. Il aime la viande de bœuf et de cochon bien cuite lentement sur les braises chaudes.

    Le repas terminé, il est alors temps de jouer un peu de mu-sique. Et c’est au son du clavier électronique que nous dansons toute la nuit., des danses de couple surtout : polka para-guayenne et cachaca piru 🙂

    A écouter en cliquant ici !

    Et qu’est ce qu’on boit ?

    C’est bien beau de manger mais il faut aussi penser à s’hydrater, surtout par la température qu’il fait en ce moment !
    Présent dans toute l’Amérique latine, la fameuse herbe maté est consommée quotidiennement. L’infusion de maté dans de l’eau chaude au réveil est accompagnée de toutes sortes de plantes médicinales.Audrey2_Boisson

    Et toute la journée, c’est avec de l’eau froide que nous consommons le maté, et cela devient alors le téréré ! Dans un thermos très atypique, on y met l’eau, les glaçons et quelques herbes aromatiques (menthe, citronnelle…).

    Puis la guampa (=verre spécial accompagné d’une paille métallique filtrant l’herbe) est remplie d’herbe maté. Une personne est en charge de remplir la guampa et de la servir à chaque personne à tour de rôle. Une guampa pour tout le monde. C’est ça le sens du partage paraguayen…  🙂

     

     

    Ce que l’on ne remarque pas du premier coup

    Au cours d’une précédente lettre je vous rassurais sur le niveau de confort que je pouvais avoir dans ma maison. C’est vrai, eau et électricité sont présentes. Mais le niveau de ces infrastructure reste très fragile. Chaque semaine, il n’est pas rare d’avoir au moins deux ou trois coupures d’électricité ou d’eau. De quelques minutes à plusieurs heures, ces coupures ont lieu parfois suite aux orages par-fois violents. Mais aussi parfois pour aucune raison.

    Mais, j’ai aussi très vite découvert que dans le campo, plusieurs zone n’ont pas accès à l’eau à la maison. Et j’ai pu constater la pauvreté des installations électriques qui peuvent très vite devenir dangereuses. Fil usé apparent, multiprises surchargées…N’oublions pas que le Paraguay possède la plus grande centrale hydroélectrique du monde…
    Et, enfin, un point sur le réseau routier. Les routes goudronnées relient les grands axes du pays. Mais dès qu’il s’agit d’aller un peu plus en campagne, ce sont les chemins de poussière ou au mieux les chemins de pierres qui prédominent. Et en cas de grosses pluies, ces chemins sont très vite impraticables.
    Mais malgré la faiblesse de l’Etat a assurer ses services de base, cela ne change en rien l’accueil et la toujours bonne humeur de ces gens vivant parfois en condition plus que précaire.

    Et les paysages ?

    Audrey2_Route Audrey2_hangar
    « Du vert partout ! »

    Le plus surprenant au Paraguay, c’est la verdure omniprésente qui contraste avec les chemins de terres rouges. Ah et comme vous pourrez le remarquer, c’est plutôt plat.
    J’aime parcourir ces « routes » entourées de toutes sortes d’arbres, arbustes, champs, où il n’est pas rares de croiser une vache, des poules, des bœufs… Et au détour d’un croisement, apparaissent ces petites maisons colorées (vert, bleu, rose, orange…). Regroupées en petit village, ce sont là que vivent les campesinos.

    Bye bye, à la prochaine fois.

    ………….     ICI, le dernier courrier !!!!!!!!!!!

    Une fête de Pâques passées avec les paraguayens

    Bonjour à tous,

    Six semaines sont déjà passées, mais la joie de Pâques habite encore nos cœurs et c’est pour moi le moment opportun pour vous témoigner de ma Pâque passée au Paraguay.

    Dans un pays majoritairement catholique, la Pâques est une grande fête nationale au cours de laquelle s’exprime toute la beauté de la culture paraguayenne. Ici, le jeudi et vendredi saint sont fériés. Mais dès le lundi, le rythme de travail se ralentit. Il est  temps de voyager pour rejoindre sa famille, de se préparer à recevoir ses frères, ses sœurs, ses enfants, sa communauté. La règle est simple, à partir du jeudi, on ne travaille plus. Chaque instant est dédié à partager avec ses proches.

    image001Alors dans chaque famille, on prépare la typique chipa, seule nourriture autorisée le vendredi saint. Il s’agit d’un pain préparé de farine de maïs, d’amidon de manioc, d’œufs, de fromage, parfumée à l’anis et doucement cuit au « tatakua », four à bois traditionnel. Tous ses produits sont issus de la ferme et depuis trois semaines nous commencions déjà à garder et stocker ces ingrédients dans l’attente de Sa Passion.

    Moi aussi j’ai voyagé pour rejoindre la grande famille des volontaires français au Paraguay. Nous étions dix et nous avons décidé de partager la Pâques ensemble, là où des milliers de paraguayens se rejoignent pour une grande procession le Vendredi Saint.

    image001A Tañarandy, un grand retable d’épis de maïs, de coco et de graines est monté représentant la Vierge douloureuse, saint Roque (Saint patron du Paraguay) et La Cène. Malgré la pluie et le vent, la foule était nombreuse pour accompagner la Vierge jusqu’à son Fils.

    image002Le chemin allumé de feu, les chants en guarani, les voix des chœurs campesinos, la procession fut très touchante et remplie de cette émotion que l’on ne retrouve qu’un Vendredi Saint.image003

     

     

     

    Le samedi, c’est l’heure de tuer le cochon que chaque famille réserve pour Pâques. C’est le moment où l’on célèbre avec joie et où l’on commence à construire ses projets pour Le suivre dans Sa résurrection.

    Bye, A+