Archives

Calendrier

  • 20 novembre 2018 09:00Messe semaine Montbert
  • 20 novembre 2018 18:00Adoration Eucharistique
  • 21 novembre 2018 09:00Messe semaine Aigrefeuille
  • 23 novembre 2018 09:00Messe semaine Aigrefeuille
AEC v1.0.4

Homélie de Mgr Jean-Paul JAMES le dimanche 23 septembre 2018

Vivre une messe de rentrée à Aigrefeuille…

Ça se passe comme ça !

Le dimanche 23 septembre, présidée par notre Evêque Mgr Jean-Paul JAMES

Nous avons prié tout spécialement pour le monde
scolaire. Sont invités les directeurs des écoles, les
enfants et leurs parents, tous les membres des
communautés éducatives. Ce jour-là
nous avons proposé aux enfants et même aux plus grands ( ! ) d’apporter leurs cartables ou sacoches afin qu’ils soient bénis. (Cf. Bulletin de septembre )

Mais place à l’homélie de Mgr Jean-Paul JAMES

Chers amis, comment s’appelle cet enfant que Jésus met au centre et embrasse ? Aujourd’hui, il s’appelle Victoria, Noémie, Maël. C’est aussi chacun d’entre nous. Grâce à l’Évangile, grâce au baptême de ces 3 enfants, nous nous rappelons en ce début d’année, ce que c’est être chrétien : proche, fraternel, serviteur.

Embrasser un enfant, c’est un geste banal. C’est le geste habituel des parents, des grands-parents, des institutrices de la maternelle. Mais qui est-il celui qui embrasse cet enfant ? Notre nom « Chrétien » vient de Christ : nous portons le nom de celui qui pose ce geste. Pourquoi est-ce si important ? Pour nous les chrétiens, ce Jésus c’est Dieu parmi nous. Le Dieu auquel je crois, n’est pas resté dans son ciel, au milieu des nuages, contemplant béatement ce qui se passait parmi les hommes. Il s’est fait l’un de nous ; il a marché sur nos routes. Il a pris des enfants dans ses bras ; il a touché les malades. Il s’est fait proche. Est-ce que c’est important de se faire proche ? Oui, c’est la caractéristique de l’amour. Il y a dans nos familles, des jeunes qui partent à l’étranger. On les suit grâce à la webcam. Mais il reste une souffrance: ils sont loin. « J’aimerais tellement les prendre dans mes bras » me disait une mamie dont les petits-enfants sont en Australie. Aimer, c’est se faire proche. Voilà le Dieu auquel je crois, et que je propose à Victoria, Noémie, et Maël aujourd’hui. Voilà la beauté d’une paroisse. Qu’est-ce que c’est une paroisse ? C’est le Christ Jésus qui se propose aux hommes, aux femmes, aux enfants qui vivent sur ce territoire : leur vie, leurs soucis, leurs joies, leurs épreuves, le Christ s’y intéresse. Quand je pleure un ami, un parent, lui Jésus, notre frère, sait ce que c’est. Il a pleuré lui aussi. Je peux m’adresser à lui, Il me comprend. Il me prend dans ses bras

Mais encore, pourquoi, dans cette scène, Jésus a t’il choisi un enfant ? Parce que les enfants sont des petits anges ? Mais on ne peut pas faire croire cela aux enseignants de nos écoles, aux papas ou aux mamans ! Est-ce que cela veut dire que les enfants sont des vrais démons ? Pas davantage. Ce sont des jeunes pleins de vie qui ne demandent qu’à grandir. Ils le disent : maman, quand je serai grand, je voudrais devenir président de la république ! Ou cosmonaute ! Ou un autre griezman ou M’bappé ! Un enfant désire, est tendu vers l’avant, vers l’avenir. En plaçant un enfant au milieu du groupe, Jésus pense à l’avenir. Et il dit à la foule qui est là : et vous quelles sont vos attentes, quels sont vos désirs ? Quel sens allez-vous donner à votre vie avec ses atouts mais aussi ses blessures, ses échecs ? En ce moment, c’est la période de la rentrée scolaire. Les publicitaires le savent. Alors, à longueur de pages de publicités, on nous dit : mange, bois, jouis, consomme, achète ! Est-ce cela l’avenir de vos petits ? Etre des panneaux publicitaires ambulants ? Non, l’homme n’est pas une machine à consommer, il est appelé à plus grand, plus haut ! C’est cela le baptême de ces petits : Rappelle-toi que tu es habité par la Vie de Dieu, que tu es fait pour l’amour, l’amitié, le don, la fraternité. Nous ne sommes pas des individus isolés, vivant côte à côte sans relations, séparés par les haies, les codes d’entrée ou les murs de nos propriétés. Nous sommes faits pour la relation, l’échange, les rencontres. Il y a quelques mois, j’étais en Terre Sainte, au bord du Jourdain, là où Jésus a été baptisé. Les eaux du Jourdain sont boueuses. Et j’ai vu baptiser des adultes évangéliques des Etats-Unis : par trois fois, le pasteur a enfoncé leur tête dans l’eau. Et j’ai vu ces adultes en sortant de l’eau relever la tête en aspirant l’air à grands poumons et tout dégoulinants être accueillis par leurs frères avec des chants et des applaudissements. Je rassure les parents : on ne va pas le faire pour les petits.

Mais c’est cela le baptême. Qu’est-ce que cela dit ? Jésus est descendu dans nos eaux boueuses, qu’il a connu l’épreuve de la souffrance et de la mort et qu’il est ressuscité. Baptisés, comme Jésus, hélas nous ne sommes pas épargnés par l’épreuve. Alors, à quoi ça sert d’être chrétiens, vont dire certains ? Quand nous rencontrons des difficultés, nous ne sommes pas seuls. Nous avons un frère aîné, Jésus, toujours à nos côtés qui nous soutient, dans l’eucharistie, et qui nous soutient concrètement par les frères et sœurs de la paroisse. Rappelons-nous cet été la coupe du monde de foot. Je ne suis pas un spécialiste. Mais il y une chose qui a sauté aux yeux de tous : qui a remporté la coupe du monde ? Un individu brillant ? Un héros hors normes ? Non, une équipe ! Une équipe soudée autour de son entraîneur et de son capitaine ! Une communauté chrétienne qui attire et qui gagne, c’est une communauté fraternelle : voyez comme ils s’aiment disaient les païens en montrant les premiers chrétiens. Ils se soutiennent, ils sont soudés, ils ne se laissent pas tomber. Et quand arrive la difficulté, ils ne disent pas : on abandonne, mais comment faire pour aimer davantage ?

C’est le troisième mot. « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier ». Attention les enfants ! Ce n’est pas une excuse pour faire le fainéant. Pourquoi Martin, toi qui marchais si bien, pourquoi tu as des mauvaises notes ? Réponse de Martin : C’est Jésus qui l’a dit : il faut être le dernier ! Non , Martin, ça ne marche pas ! L’institutrice ou la catéchiste te dira : tu as mal compris ! Il est grand temps de faire de la catéchèse ! Jésus ajoute: qu’il soit le serviteur de tous ! Tu es capable, tu comprends vite, tu es doué en maths ? Alors, aide ton frère, ta sœur qui peines. Jésus ne nous dit pas de ne pas avoir d’ambition, Jésus ne nous dit pas de renoncer à progresser. Mais il nous dit : la seule ambition, c’est d’aimer, de servir. Tes talents, tes capacités, c’est pour les autres, au service des autres ! Servir, ça donne sens à une vie ! C’est ce que vous vivez dans cette paroisse. Et il n’y a pas de petits services. Et voyant ces enfants qui vont être baptisés : je me réjouis ! En étant baptisés, ils vont recevoir la force, la vie, l’amour qui les rendra capables

, ,

Les commentaires sont fermés pour cet article.